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Améliorer la transparence et la visibilité du processus consultatif

Démocratie et participation citoyenne

par Emiliano Arpin-Simonetti
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Article mis en ligne le 13 juin 2008 à 15:48
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Améliorer la transparence et la visibilité du processus consultatif
Démocratie et participation citoyenne
Tout au long du processus de consultations publiques menées par l’OCPM, plusieurs critiques ont été émises par des citoyens quant à la transparence du projet. Plusieurs mémoires en font mention.
Manque de publicisation

L’Office a fait paraître une seule publicité (dans l’édition du 18 mai du Journal de St-Michel) pour annoncer le début des consultations les 20 et 21 mai dernier, soit à peine deux jours avant le début des séances d’information. Le nouveau journal de l’Arrondissement Villeray/St-Michel/Parc Extension, le Tournesol, dans son édition de mai, a omis de publier la date, l’heure et le lieu des consultations. Cette situation affaiblit «la validité de cette consultation et, plus insidieusement, affaiblit la confiance des citoyens dans ses institutions municipales», a déclaré Guillaume Blouin-Beaudoin, citoyen du quartier lors de l’audience de son mémoire, le 11 juin dernier.

L’absence d’ateliers indépendants pour éclairer les citoyens sur les impacts du projet a par ailleurs été critiquée par la Corporation de développement économique et communautaire (CDEC) du centre nord. En effet, les informations sur le projet fournies aux citoyens provenaient soit du promoteur, soit de la Ville. La CDEC aurait souhaité la tenue d’ateliers par des chercheurs et experts indépendants entre les séances d’information du 20 et 21 mai et le dépôt des mémoires, le 5 juin.

Appel d’offre peu transparent

En décembre 2005, quand la Ville décide de vendre le terrain de la carrière St-Michel, elle lance un appel d’offre. First Pro, par la suite devenue Smart Centres, est le seul promoteur à déposer une soumission dans les délais prescrits par la Ville, soit dix jours. Une situation qui n’est pas sans soulever de vives critiques. «En publiant cet avis public la Ville de Montréal démontrait ainsi qu’elle favorisait le promoteur First Pro (maintenant Smart Centres ) avec qui elle discutait depuis juin 2005», souligne dans son mémoire Léo Bricault, président de l’Association pour la défense des droits des Montréalais.

La tenue d’un véritable appel d’offre a été évoquée dans d’autres mémoires, dont celui de Projet Montréal. Le chef du parti municipal, Richard Bergeron, est allé jusqu’à promettre de tout faire pour bloquer le projet et pour que soit tenu un véritable appel d’offre international s’il est élu maire aux élections municipales l’an prochain.

L’absence d’une procédure référendaire adaptée à un projet de cette envergure, permettant aux citoyens de décider directement du futur d’un projet, est également ressortie lors des audiences du 10 et 11 juin dernier.

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